Sous la forme d’une
comédie musicale, le film raconte le parcours d’un jeune adolescent
« Yann » exclu du système scolaire.
Pour lui, c’est une souffrance psychique qui l’entraîne dans une impasse.
Il adopte alors un comportement rebelle en multipliant des actes délictuels accompagné par d’autres jeunes, depuis longtemps dans la même situation que lui.
"Yann" par ce biais tente d’attirer le regard sur lui.
Alors, se met en place l’entraide et l’engagement de sa copine et de ses anciens amis lycéens. Ils font ce qu’ils peuvent pour le convaincre de reprendre ses études.
Les jeunes se sont impliqués dans le projet
« Yann » dans les textes, les chansons, dans la chorégraphie.
Ils veulent arrêter de parler de violence et de voyous.
Ils aimeraient qu’on parle d’eux, de leur cadre de vie autrement que par des images de voitures brûlées, de guerre de gangs.
Face aux souffrances, aux doutes, aux peurs qui traversent leur quotidien ils ont envie de raconter leurs rêves, leurs désirs, leur manière d’appréhender le monde.
Ils veulent inventer d’autres manières de communiquer, entraîner les autres dans une dynamique de construction, d’apprentissage.
Ils veulent inventer un projet moderne pour refuser le fatalisme et affirmer qu’il est possible de vivre ensemble.
L’association
CREA SON IMAGES, est d’abord l’histoire de la
mobilisation de bénéficiaires du RMI qui voulaient
sortir du dispositif.
Pour eux, le RMI étant juste un outil de passage. Ils ont mis en commun des savoirs pour construire leur quotidien, leur futur, une autre manière de voir.
Le défi :
se servir de l’outil vidéo pour se changer et changer son environnement immédiat.
A l’époque
en 1996, les adultes mobilisés furent sensibilisés aux difficultés des enfants étrangers de la cité, maliens et Maghrébins, et autres… D’où l’origine du premier film, l’itinéraire d’un enfant malien à la recherche de ses origines ; Ce fut alors la première introduction des jeunes dans le groupe.
Puis petit à petit les problématiques des jeunes ont pris toute la place dans l’association.
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Pourquoi ? Question de société sans doute.
Peut être sentions-nous venir les crises de la banlieue ? En tout cas, depuis, les jeunes qui fréquentent l’association parlent de changer l’image de leur cité.
D’où d’ailleurs un partenariat avec FR3 dans le cadre des émissions télé cité qui s’est arrêté avec l’arrêt de l’émission .Ils ont proposé plusieurs sujets à la télé 3 qui sont passés sur la chaîne : un lié à la solidarité internationale, l’autre à la musique, un autre sujet lié aux gardiens de cités.
Et d’autres films qui ont permis de débats sur des sujets comme le saturnisme,es énergies renouvelables, la mise en valeur de talents ect…
"Yann" est un projet dans la continuité, c’est la mise en commun de tous les savoirs ; musique, composition, danse, technique, relationnel, médiation… Mais c’est surtout un exemple d’amitié, de respect, de travail, d’amour.
L’histoire vraie s’est transformée en film.
Car
"Yann" c’est bien la preuve de l’ouverture des jeunes vers la vie, et les autres.
Quand ces jeunes vont voir l’adulte proviseur, l'enseignant, le travailleur social, pour leur demander de reprendre leur copain exclu de l’école, et gagné par l’errance pendant 9 mois, c’est la preuve de leur maturité, de leur connaissance des valeurs que la société leur propose certes, mais qu’ils manient à leur manière, avec leur jeunesse et leur part de rêve.